Nuit Blanche II
Acrylique sur toile de lin
Diptyque 200 x 100 cm
2007
Une étendue sombre. Une surface en tension.
À sa surface, des lignes jaillissent et se dispersent — fines trajectoires suspendues en plein vol. Certaines s’embrasent, d’autres s’estompent, d’autres encore se heurtent dans des éclats silencieux. L’œil suit leur course comme on lirait un ciel en mouvement.
Ce qui, au premier abord, n’était qu’une trace devient une constellation. Ce qui semblait être une éraflure se transforme en sillage de comète.
Des fragments de lumière émergent sous la surface, subtils et lointains, tels des astres révélés à travers des nuages à la dérive.
L’espace vibre entre profondeur et planéité, entre impact et infini.
Il ne s’agit pas d’une représentation de la nuit, mais d’une nuit qui se déploie. Un ciel sans sommeil où la matière se dissout en orbite, où chaque marque porte en elle la mémoire de son passage.
Dans *Nuit Blanche II*, la toile devient un seuil cosmique — un espace où les trajectoires se croisent, où le silence s’étend, où le visible n’est que l’éclat éphémère d’une présence traversant l’obscurité.




